Apprivoiser la traduction automatique [en]

Comment la traduction automatique peut-elle aider les traducteurs dans leurs travaux ? C’est le projet de recherche franco-irlandais mené par deux chercheuses, l’une de l’Université de Grenoble Alpes, l’autre de Dublin City University, soutenu par le programme Ulysses en 2018.

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Dublin city
picture, 72.1 ko Caroline Rossi

Qui êtes-vous ?

Maîtresse de conférences à l’ Université Grenoble Alpes , je suis angliciste et j’ai fait une thèse sur l’acquisition du langage avant de m’intéresser à la traduction.
Mes travaux sur la traduction automatique ont commencé lorsqu’on m’a demandé de monter un cours devant permettre aux étudiants de notre Master de traduction spécialisée multilingue d’apprivoiser la traduction automatique. C’est en préparant ce cours que j’ai découvert les travaux pionniers d’une équipe de collègues de Dublin City University, qui permettaient d’expliquer le fonctionnement de la traduction automatique à des étudiants qui ne sont ni mathématiciens ni informaticiens, et de leur faire découvrir comment s’en servir à bon escient.

Comment avez-vous commencé votre partenariat ?

J’ai eu la chance de rencontrer Dorothy Kenny en 2016 lors de sa participation à un jury grenoblois : elle a donné une conférence à cette occasion et nous avons commencé à échanger dans les mois qui ont suivi. J’ai bénéficié d’un premier financement de l’ambassade qui nous a permis de démarrer notre collaboration et de monter notre PHC Ulysses.

Sur quoi travaillez-vous ?

Nous souhaitons explorer des modèles de formation des traducteurs qui préparent nos étudiants aux environnements de travail contemporains, en leur fournissant les compétences techniques et les connaissances dont ils auront besoin, mais aussi les outils intellectuels qui leur permettront de faire face aux défis éthiques, juridiques et économiques à venir. Cela implique d’intégrer à notre enseignement les tous derniers moteurs de traduction automatique (que l’on appelle « neuronaux ») et de développer une pédagogie adéquate, ainsi que de comprendre les facteurs qui aident les traducteurs professionnels à accepter les technologies de traduction et à travailler avec celles-ci sans compromettre leur bien-être ni l’ergonomie cognitive, organisationnelle et physique de leurs poste et outils de travail.
Concrètement, le financement nous a permis de concevoir et de mettre en œuvre de nouvelles séances que nous avons évaluées conjointement lors de nos séjours respectifs à Dublin et à Grenoble.

Quelles suites à votre collaboration ?

En lien avec une troisième partenaire (Olga Torres Hostench, de l’Université Autonome de Barcelone) et plusieurs partenaires industriels, nous répondons à plusieurs appels à projets européens pour un dépôt prévu au printemps 2019. L’équipe fonctionne bien et nous espérons vivement pouvoir continuer d’avancer ensemble !

Plus d’infos

Au sujet du PHC Ulysses
Au sujet de Caroline Rossi, Université Grenoble Alpes

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Arriving in DCU
picture, 141.1 ko Caroline Rossi

publié le 04/04/2019

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